C.

Cœur

Cœur Le terme hébreu qui désigne l’organe cardiaque est souvent employé de façon figurée ou métaphorique, mais avec un jeu de sens assez différent de celui auquel nous sommes habitués. S’il peut évoquer les sentiments(Ex 4.14; Jg 16.15; 1S 2.1; Ct 5.2) et le courage(2S 7.27; 17.10), comme le mot cœur en français, il ne faut pas l’entendre par opposition à « la raison », comme dans la célèbre formule de Pascal (« le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas »). Au contraire, il est souvent employé pour désigner l’intelligencemême. Foncièrement, en effet, en hébreu le cœur représente ce qu’on pourrait appeler « l’intériorité » de l’homme (comme, par métaphore, le centre ou le milieu du ciel, Dt 4.11 ; ou de la mer, Ex 15.8 ; Jon 2.4), sans distinction entre aspects émotionnel, sentimental ou intellectuel (1R 3.9; 5.9n; Es 65.17; Jr 7.31+; Jb 34.10n,34; Pr 6.32n; 7.7; Ec 1.13n; 2.1): c’est le lieu de la décision(Ex 35.21,26; 1S 14.7; Es 63.4). De ce fait, des expressions comme (litt.) « avoir le cœur endurci » signifient, non pas « être cruel », « impitoyable » ou « égoïste », mais plutôt être obtus, entêtéou obstiné(Ex 4.21n; 7.3n,14n; Mc 3.5n; 10.5n). L’aspect purement émotionnel ou sentimental de la psychologie humaine est plutôt représenté par le ventre maternelou les entrailles, associés en hébreu au vocabulaire de la compassion. Pour le Nouveau Testament, c’est dans le cœur, à savoir l’intériorité de l’homme comme lieu de sa décision éthique, que l’Esprit de Dieu est à l’œuvre (Rm 5.5; 2Co 1.22; Ga 4.6; Ep 3.17).

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