n.

nom, noms divins

Dans la Bible, l’usage du nom propre (hébreu shem, grec onoma) diffère quelque peu de ce qu’il est dans la modernité occidentale. Si comme en français le nom a pour fonction principale de désigner des personnes, des collectivités ou des lieux, cette fonction se double plus volontiers d’une sorte d’identification: la personne ou la chose désignée est dans une certaine mesure rendue présente à la prononciation de son nom. On peut dire « le nom » pour « la personne », surtout quand il s’agit de compter des gens (Nb 1.2n; 26.53n; Ac 1.15n; Ap 3.4n; 11.13n; voir aussi Ac 18.15n). Quant au nom de Dieu, il s’identifie souvent à Dieu lui-même (1R 8.42; Es 30.27; Ps 20.2; 54.3; Pr 18.10).

 

Le nom est associé aux notions de souvenir et d’évocation. Les dérivés de la racine zkr, qui signifie « (se) rappeler, se souvenir », mais aussi « évoquer, faire mention de », sont souvent employés avec le mot shem (Ex 3.15n; Es 26.8; Ps 135.13; Jb 18.17; Pr 10.7; voir aussi Os 12.6; Ps 30.5; 97.12; 102.13). Qui voit son nom effacé dans le langage ou la mémoire d’une communauté donnée en disparaît totalement (Jb 30.8n; cf. Dt 7.24; 9.14; Jos 7.9; 1S 24.22; 2R 14.27; Ps 109.13; voir aussi Ec 6.10; Ap 3.5). C’est, le plus souvent, la descendanced’un homme qui conserve son souvenir et son nom après sa mort (Gn 48.16; cf. Dt 25.5ss; 2S 14.7). On peut aussi rattacher à la même idée les cas, plus rares, où shem pourrait désigner un monumentcommémoratif (Es 56.5 ; cf. 55.13). Fort naturellement, shem évoque aussi la renommée (Gn 6.4n; 11.3s; 12.2; Nb 16.2; Jos 9.9 ; 1S 18.30; 2S 8.13; Pr 22.1; Ec 7.1; cf. Mc 6.14; Lc 6.22; Ap 3.1n). Dans la même perspective, le nom de Dieu est étroitement lié à sa gloire* (Es 42.8; 48.11; Ps 102.16; cf. Ex 9.16; Jos 7.9; 9.9; 1S 12.22; 2S 7.26; Jn 12.28).

 

La Bible affectionne les jeux de mots sur les noms propres. Ce procédé fait apparaître, à titre exceptionnel par rapport à l’ensemble des occurrences d’un nom, et souvent à la faveur d’une étymologie populaire, une signification qui se superpose à la fonction ordinaire du nom propre (Gn 2.5n,7; 3.20n; 11.9; 21.3,6; 29.31—30.24; 35.16ss; Ex 2.10n; Jg 6.32n; 1S 4.21; 25.25n; Es 7.3n; Mt 1.21; 16.18). Cette coutume est sans doute, pour une part, associée à l’idée ancienne que le nom peut exprimer non seulement l’identité, mais la naturemême de celui qui le porte (comme nous disons le « bien nommé untel » lorsque un sens évoqué par un nom de quelqu’un semble — par hasard aux yeux des modernes — coïncider avec tel trait caractéristique de celui qui le porte). Ce peut être le cas en Gn 27.36: Est-ce parce qu'on l’a appelé du nom de Jacob (hébreu Ya‘aqov)qu'il m'a supplanté (hébreu ya‘qevéni)par deux fois? Cependant les jeux de mots se rattachent parfois davantage aux circonstances entourant la naissance et la vie de quelqu’un qu’à sa personnalité. Ainsi le nom d’Isaac, qui évoque le rire, ne fait pas de lui un plaisantin, mais il est mis en relation avec plusieurs événements qui le concernent plus ou moins directement (Gn 17.17ss; 18.12ss; 21.3ss,9n; 26.8n).

 

Le processus de nomination s’inscrit dans un ordre social et en reflète la structure hiérarchique. Donner un nomà quelqu’un, comme les parents le font pour leurs enfants (Gn 16.15; 17.19; 29.31—30.24; 35.18; Ex 2.22; 1S 1.20; 4.21), suppose qu’on a autorité sur lui et qu’on entend, ou au moins qu’on souhaite, donner une certaine orientation à sa personnalité et à son destin (cf. le rôle de la nomination dans le second récit de la création, Gn 2.19s,23; 3.20). Celui qui est en position d’autorité peut changer le nom de son inférieur au moment où il décide de donner un nouveau tour à sa fonction ou à son existence (2R 23.34; 24.17; cf. Gn 17.5,15; 32.27ss; 41.45; Es 1.26; 62.2; 65.15; Dn 1.7; Mc 3.17; Jn 1.42; Ap 2.17). Quand le nom de quelqu’un « est prononcé (ou invoqué) sur » une personne ou une chose, comme le nom du conquérant sur la ville conquise, c’est que celle-ci lui appartient; elle se trouve du même coup placée sous sa protection (2S 12.28n; Es 4.1; Ps 49.12; cf. Nb 6.27; Es 44.5; Ap 3.12; 13.16s; 14.9,11). Ainsi, lorsque Dieu associe son nom à quelqu’un ou à quelque chose, il en revendique la possession. Réciproquement, il s’engage envers eux et leur lie, dans une certaine mesure, son propre sort. Dans ce sens, le nom de Dieu est tout particulièrement invoqué sur son peuple (cf. Es 43.6s; 63.19; Jr 14.9; 15.16; Dn 9.19; 2Ch 7.14), mais aussi sur son temple* et sur tout ce qui s’y rattache (Dt 12.5,11; 14.23; 16.2,6,11; 28.10; 2S 6.2; 1R 8.16,27ss; 11.36; 14.21; 2R 23.7; Jr 7.10s,14,30; Dn 9.18s). Par voie de conséquence, les atteintes portées au peuple ou au temple de Dieu constituent un blasphèmecontre son nom, une insulte personnelle; c’est ainsi que peuvent être considérées les attaques des ennemis (cf. Es 52.5; Ps 74.10,18), mais également l’inconduite d’Israël (Ez 36.20; cf. Rm 2.24).

 

En outre, celui qui connaît le nom de quelqu’un a une certaine prisesur lui. A tout le moins, l’emploi du nom propre suggère l’intimité. Dans la Bible, connaître le nom de quelqu’un, le connaître « de nom », ce n’est pas le connaître « de nom seulement », c’est au contraire bien le connaître, personnellement (Ex 33.17n; cf. Es 45.3; Ps 9.11; voir aussi Jn 10.3). Ainsi, quand un dieu révèle son nom à ses fidèles, il se rend accessible à leur invocation (Ex 3.13ss ; Ps 20.8s; 79.6; 91.14; comparer les cas où la divinité se refuse à donner son nom, Gn 32.29s; Jg 13.6,17s). L’invocation cérémonielle du nom de Dieu, qui est souvent une prérogative du prêtre,constitue normalement un gage de bénédiction*et de protection pour les adorateurs (Nb 6.24-27; 2S 6.18; Ps 129.8; Pr 18.10; cf. la description du grand prêtre Simon dans le cérémonial du jour de l’Expiation, en Siracide* 50.20: « Alors il redescendait et élevait les mains sur toute l’assemblée des fils d’Israël, pour donner de ses lèvres la bénédiction du Seigneur et avoir l’honneur de prononcer son nom »). Elle apparaît souvent comme l’essence même du culte* (cf. Gn 4.26n; 12.8; 13.4), qui s’adresse au nom de Dieu comme il s’adresse à Dieu lui-même (Es 25.1; 29.23; 50.10; 56.6; Ps 5.12; 7.18; 9.3,11; 34.4; 105.1).

 

Parler ou agir au nom, par le nom ou pour le nom de quelqu’un ou de quelque chose, et spécialement de Dieu, c’est se réclamer à tort ou à raison de son autorité (Ex 5.23; Dt 18.19; 1S 17.45; 1R 21.8; Jr 11.21; 14.14s; 20.9; Ps 118.26; cf. Mt 7.22; 24.5; Mc 9.39; Lc 9.49; Jn 12.13; 14.26; Ac 3.6; 4.10; et Ac 19.13ss où un abus s’avère inefficace). Le serment est prononcé au nom de la divinité (1S 20.42): on la prend à témoin et on s’engage devant elle, notamment à l’aide de la formule par la vie du Seigneur, litt. « YHWH (est) vivant! ». Mentir ou trahir plus tard sa promesse est dès lors un acte particulièrement grave, qui insulte le nom de Dieu et est réputé entraîner un châtiment de sa part (châtiment parfois expressément appelé par des formules de malédiction conditionnelle, par exemple que le Seigneur me fasse ceci et qu’il y ajoute cela, si...; la formule elliptique qui introduit souvent les serments, litt. « si » ou « sinon », rappelle sans doute implicitement le même genre de menace). C’est probablement le parjure qui est visé au premier chef par les mises en garde contre l’abus du nom divin (Ex 20.7n). Le nom de Dieu étant sacré par excellence, il doit être reconnu comme tel, c’est-à-dire sanctifié(Es 29.23; Ez 20.9,14,22; 36.22; Mt 6.9s ; voir saint*) ou glorifié(Jn 12.28; cf. 13.31s; voir aussi 17.6,26) et non profané(Lv 18.21; 19.12; 20.3; Am 2.7) ni blasphémé(Lv 24.16; cf. Rm 2.24n; 1Tm 6.1n; Jc 2.7n).

 

Dans la quasi-totalité des cas, quand l’Ancien Testament parle du nom de Dieu, il se réfère au nom propre YHWH(Gn 2.4n; 4.26n). YHWH est à Israël ce que Kemosh est à Moab (Jg 11.24). Si ce nom est transcrit par quatre lettres imprononçables (ce qu’on appelle le « tétragramme »), c’est que la tradition juive a effectivement cessé peu à peu, sans doute à partir de l’époque perse, de le prononcer, le remplaçant dans la lecture publique des textes par les mots ’Adonaï = Seigneur, ou ’Elohim = Dieu (en général quand ’Adonaï était déjà présent dans le contexte, comme en Ps 69.7; 71.5,16 ; mais pas toujours, cf. Os 9.4). Du coup on hésite aujourd’hui sur la prononciation originelle de YHWH. D’après certaines données linguistiques, un grand nombre de spécialistes optent pour Yahweh ou Yahvé. Dans la composition des noms propres, ce nom apparaît souvent sous une forme abrégée, Yeho- ou Yo- en début de mot (ainsi Yehoshoua‘ pour Josué ou Yoram pour Joram), Yahou ou Ya(h) en fin de mot (Yirmeyahou pour Jérémie, Adoniya[h] pour Adonias). Des formes comparables (Yahou, Yahoou Yaw) apparaissent aussi, isolément, dans des inscriptions comme celles qu’on a retrouvées sur le site de l’ancienne colonie juive d’Eléphantine, en Egypte (voir temple*). La forme Ya(h), elle, se rencontre également dans le texte biblique (Ex 15.2; Ps 68.5,19). Elle intervient surtout dans des passages poétiques, en particulier dans la formule traditionnellement transcrite Alléluia (= Louez Yah, c.-à-d. Louez YHWH, le Seigneur, cf. Ps 104.35n).

 

Dans la Bible, le nom YHWH est particulièrement rattaché à la sortie d’Egypte (Ex 3; 6.2-8; 20.2). De nombreuses hypothèses ont été avancées concernant son origine, notamment d’après des inscriptions retrouvées dans les régions plus ou moins désertiques situées au sud d’Israël (YHWH vient du sud en Dt 33.2n; Jg 5.4s; Ha 3.3; Ps 68.9), mais aucune n’emporte la certitude.

 

Son étymologie est discutée: on a proposé « il souffle », « il détruit », « il désire » ; et surtout « il est », ou encore « il fait être » (c.-à-d. « il crée »). Cette dernière nuance (causative) correspondrait bien à la prononciation Yahvé. D’aucuns expliquent ainsi les formules où YHWH est suivi d’un autre nom, qui serait dès lors un complément d’objet; ainsi YHWH tseva’oth, le Seigneur des Armées, pourrait aussi être compris comme « celui qui fait être les Armées (du ciel?) » (1S 4.4n; voir aussi d’autres compléments possibles en Ex 17.15; 34.14; Jg 6.24).

 

Le chapitre 3 de l’Exode, dans la tradition des jeux de mots sur les noms propres, associe au nom YHWH une significationen jouant sur la racine hyh, « être, advenir, devenir »: ’éhyé ’asher ’éhyé, je serai qui je serai ou « je suis qui je suis », traditionnellement « je suis celui qui suis » (v. 14n,15n); quelques-uns modifient la vocalisation traditionnelle de l’hébreu pour retrouver le sens causatif qu’ils supposent au nom YHWH, et traduisent je ferai être qui je ferai être(comparer la construction analogue d’Ex 33.19: je ferai grâce à qui je ferai grâce, et j'aurai compassion de qui j'aurai compassion). Quoi qu’il en soit de son sens précis, cette formule, dans son contexte originel, commente la promesse à Moïse: Je serai (’éhyé) avec toi (v. 12). Cependant elle a fait l’objet d’une foule d’allusions, de développements et d’approfondissements ultérieurs qui débordent largement ce contexte (cf. Jn 4.26n; 8.24n; Ap 1.4n).

 

En tout état de cause, l’interprétation de YHWH développée en Ex 3 n’affleure que très rarement dans l’Ancien Testament (Os 1.9n? peut-être aussi dans la formule traduite par c’est moi en Dt 32.39n; Es 41.4n; 43.10). Elle n’autorise pas à « traduire » systématiquement ce nom en lui supposant partout une signification, ainsi qu’a tenté de le faire, depuis le XVIesiècle, la formule l’Eternel, qui correspondrait plutôt à la variante de l’Apocalypse de Jean (1.4,8; 4.8; 11.17): celui qui est, qui était et qui vient. En fait, ce nom dont la fonction, dans l’immense majorité des cas, est de désigner quelqu’un et non de signifier quelque chose, devrait normalement être transcrit comme le sont tous les noms propres, quand bien même on leur discerne ponctuellement une signification (ainsi on ne traduit pas partout Isaac par « Rire », sauf à fausser le sens des textes). Toutefois, la pratique juive consistant à remplacer ce nom par un mot signifiant Seigneur ou Dieu doit aussi être prise en considération, dans la mesure où elle a marqué non seulement la lecture du texte hébreu dans la synagogue et la Septante(LXX*), mais aussi le Nouveau Testament: ainsi Ac 2.21 ou Rm 10.13 portent Kurios, Seigneur, là où Jl 3.5 portait YHWH. [Pour tenir compte de ce fait qui constitue un élément essentiel de l’articulation entre l’Ancien Testament et le Nouveau Testament, nous avons écrit Seigneur là où le lecteur du texte hébreu traditionnel trouve les consonnes YHWHet prononce ’Adonaï, Seigneur (de même Dieu pour la lecture ’Elohim). Les petites capitales rappellent que le texte original porte, non pas Seigneur ni Dieu, mais YHWH. Dans les passages où il a paru particulièrement important de souligner qu’on avait affaire à un nom personnel (p. ex. Ex 6.3), on a ajouté la transcription consonantique de ce nom entre parenthèses (YHWH).]

 

Le Dieu d’Israël porte aussi d’autres noms dans l’Ancien Testament (voir encadré p.  98). Il est surtout appelé ’élohim, c’est-à-dire dieu ou Dieu (YHWH ’Elohim = le Seigneur Dieu en Gn 2.4ss), qui est aussi un nom commun. Le mot a la forme du pluriel, et peut signifier « des dieux » (cf. Gn 1.1n; ainsi en 31.53; Ex 12.12; 18.11; 34.15; Dt 6.14; 10.17; Jg 9.9,13); mais à cette même forme il peut désigner un dieu particulier (Jg 11.24; 1R 11.5; 2R 1.2). Il s’applique quelquefois à des hommes (Moïse en Ex 4.16; 7.1; cf. Ex 34.29ss; Nb 11.17ss; le roi en Ps 45.7n; cf. Za 12.8); en une circonstance au moins il s’applique à l’esprit d’un mort (1S 28.13). Il est parfois employé avec l’article, désignant, par excellence, « le Dieu » ou, par abstraction, « la Divinité » (Gn 5.22; 6.2,4,9,11; 17.18), mais on le trouve aussi sans article dans le même sens. Il régit quelquefois le pluriel, de sorte qu’on peut hésiter sur la traduction: dieu, Dieu ou dieux (Gn 3.5n; 35.7; 2S 7.23; 1R 12.28)? Mais il entraîne beaucoup plus souvent l’accord au singulier, auquel cas le sens dieu ou Dieu ne fait pas de doute (Jg 11.24; 2R 19.4; Ps 7.10).

 

Quelquefois, en particulier dans les textes poétiques, on trouve la forme ’El, qui peut aussi signifier dieu ou Dieumais qui, dans le panthéon phénicien et cananéen, désigne plus précisément le dieu suprême (Gn 21.33n; cf. 33.20n). ’El est souvent accompagné d’autres noms ou titres, dont la signification éventuelle est parfois obscure; ainsi Shaddaï, rendu faute de mieux par Puissant(traditionnellement « Tout-Puissant », d’après certains textes de LXX; cf. Ap 1.8n), qui pourrait en fait évoquer une divinité des montagnes, des champs, de la destruction ou de la fertilité (Gn 17.1n; cf. Ex 6.3). ‘Elyôn, dont le sens de Très-Haut ne fait guère de doute, est aussi une appellation phénicienne et cananéenne du dieu suprême El (Gn 14.18ns; Dt 32.8s; Es 14.14; Ps 7.18; 9.3; 18.14; 21.8; 46.5; 47.3; 50.14; 57.3; 83.19; 92.2; 97.9; 107.11; cf. Lc 1.32,35,76; 6.35; 8.28; Ac 7.48; 16.17; Hé 7.1). Selon certains spécialistes, YHWH, au sens causatif (« celui qui fait être » = créateur), serait à l’origine un autre attribut d’El.

 

Dans le Nouveau Testament, c’est le nom de Jésus qui passe sur le devant de la scène. Nom courant dans le monde juif (c’est l’équivalent grec de Josué: les noms sont identiques dans LXX et en Hé 4.8n), il est une fois explicité, d’après l’étymologie hébraïque, comme « sauveur » (Mt 1.21n; cf. Lc 1.31).

 

Le nom de Jésus est invoqué sur la communauté chrétienne comme le nom de YHWH sur Israël (Jc 2.7). Il est le Nom par excellence (Ac 5.40s; 3Jn 7). C’est en son nom que les apôtres* parlent et agissent (Mt 7.22; Mc 9.39; Lc 10.17; Ac 4.7-10,17s). Les disciples sont persécutés pour son nom (Mc 8.35; 9.37; 13.13//; 1P 4.14ss). On prieen son nom, en se réclamant de lui (Jn 14.13s; 15.16; 16.23s; cf. Ac 9.21; 1Co 1.2). Quant au baptême*, il n’est pas seulement administré en son nom, comme un acte revêtu de son autorité; il est aussi reçu pour son nom, scellant l’identification du néophyte à Jésus-Christ et son appartenance à la communauté qui se réclame de lui (Mt 28.19; Ac 2.38; 8.16; 10.48; 19.5; 1Co 1.13,15; cf. Lc 24.47; Ac 10.43; 1Jn 2.12). En Ph 2.5-11, Jésus reçoit le nom qui est au-dessus de tout nom; d’après le contexte, ce nom est celui de Kurios, Seigneur, qui remplace régulièrement YHWHdans la Bible grecque (cf. Rm 10.9ss; 1Co 12.3). Le titre de Kurios, commun à Dieu et à Jésus, favorise l’application à celui-ci des textes de l’Ancien Testament qui, dans leur contexte premier, désignaient YHWH (Ac 2.21; Rm 10.13; cf. Mc 12.36//; Hé 1.10ss). Par rapport à Jésus, Dieu se révèle comme Père, titre parfois traité comme un nom propre, surtout avec la transcription de l’araméen Abba(Rm 8.15n; Ga 4.6n; cf. Lc 11.2). Dans l’Evangile selon Jean, qui semble multiplier les allusions au nom divin YHWH tel que l’interprète Ex 3 (et peut-être Dt 32.39n; Es 41.4n; 43.10; cf. Jn 4.26n; 8.24n,28,58; 13.19), le Fils révèle le nom du Père (Jn 17.6,26), et le Père donne son propre nom au Fils (Jn 17.11s). Il s’agit dorénavant de mettre sa foi en son nom(Jn 1.12; 2.23; 3.18; 1Jn 3.23; 5.13), expression à peu près équivalente à mettre sa foi en lui (Jn 2.11; 5.38; 6.35).

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